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Maison d’édition indépendante fondée en 1992


Pure et simple

Les enseignements extraordinaires de Kee, humble pratiquante bouddhiste

Upasika Kee Nanayon


Upasika Kee fut une formidable enseignante du Dharma [..] elle est devenue l’un des plus grands maîtres de méditation de Thaïlande, chose d’autant plus remarquable qu’elle n’a jamais pris de vœux monastiques.
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Collection : Spiritualité
Nombre de pages : 256
Format : 150 x 225mm
Date de parution : octobre 2013
ISBN : 978-2-35432-106-2
19,00€
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Traduit de l’anglais par Jeanne Schut

Upasika Kee (1901-1978) fut une formidable enseignante du Dharma, tout à fait unique en son genre. Sa façon de parler rappelle le grand Ajahn Chah : terre-à-terre et directe, rafraîchissante et souvent drôle. Au fil du xxe siècle, elle est devenue l'un des plus grands maîtres de méditation de Thaïlande, chose d'autant plus remarquable qu'elle n'a jamais pris de vœux monastiques. Son honnêteté absolue et ses encouragements répétés font d'elles une figure très aimée de nombreux enseignants bouddhistes contemporains. Pure et Simple est le premier recueil de ses enseignements offert à un large public.

En pratiquant la méditation dans des conditions difficiles, Kee a fini par atteindre la paix intérieure absolue. Voici le résultat de cette percée : des enseignements directs, énoncés en toute simplicité, sur la façon dont on peut accueillir la maladie, laisser la souffrance et les tensions se dénouer, et maintenir l'esprit centré ", Kate Wheeler.

La fraîcheur et la clarté des enseignements d'Upasika Kee sont, pour moi, la marque d'une femme : sens pratique, organisation, simplification. À celles et ceux qui recherchent un enseignement des plus profonds, transmis purement et simplement, je ne peux que recommander la lecture de ce livre ", Jeanne Schut.

Ces enseignements extraordinaires sont maintenant disponibles pour un vaste public de lecteurs. Ils nous livrent une vision pénétrante et une approche profonde de la pratique, dont la fraîcheur semble tout droit sortie des méditations de Kee… ici et maintenant ! ", Larry Rosenberg.
Avant-propos de la traductrice
Introduction
Prologue

Chapitre 1 - TOURNER LE REGARD VERS L'INTÉRIEUR
    1. La pratique en quelques mots
    2. Une heure de méditation
    3. Mettre de l'ordre dans sa vie
    4. Une pratique continue
    5. Chaque inspiration, chaque expiration
    6. Trouver et stabiliser la position de l'esprit
    7. La douleur en détail
    8. Être conscient juste au niveau de la conscience
    9. Le pur présent
    10. Croire que l'on sait
    11. Sabbe dhamma anatta
    12. Lorsque le feu s'éteint
    13. Lire le cœur


Chapitre 2 - MÉDITATION SUR LE SOUFFLE EN CONDENSÉ

Chapitre 3 - ALLER À CONTRE-COURANT
    1. Le moi et l'égoïsme
    2. Connaître nos priorités
    3. Le pilier de l'attention
    4. La bataille intérieure
    5. Arrêtez, regardez et lâchez
    6. Rien ne mérite que l'on s'y attache
    7. Arrêtez-vous simplement ici


Chapitre 4 - UNE BONNE DOSE DE DHAMMA POUR MÉDITANTS MALADES

Chapitre 5 - LIRE L'ESPRIT
    1. Comment développer le discernement
    2. Différentes façons de connaitre
    3. La voie de l'équilibre
    4. Les bienfaits de l'équanimité
    5. Une nappe de goudron
    6. Quand les vérités conventionnelles s'effondrent
    7. Les complexités de l'ignorance
    8. Qu'est-ce que la vacuité ?
    9. Ouvrir le chemin du cœur


Chapitre 6 - PURE ET SIMPLE

Glossaire
Contacts
Introduction

Upasika Kee Nanayon, également connue sous son nom de plume, K. Khao-suan-luang, fut la plus célèbre des femmes enseignant le Dhamma en Thaïlande, au XXe siècle. Née en 1901 dans une famille de marchands chinois à Rajburi, à l’ouest de Bangkok, elle était l’aînée de cinq enfants ou, plus exactement, en comptant les enfants que son père eut de sa seconde épouse, l’aînée de huit enfants. Sa mère était une femme pieuse qui lui enseigna, dès son plus jeune âge, les rudiments de la pratique bouddhiste, comme les récitations du soir et l’observance des préceptes. Upasika Kee raconta plus tard comment, à l’âge de six ans, elle fut terriblement choquée par les souffrances que sa mère endura en portant puis en mettant au monde l’un de ses petits frères. Quand elle vit le nouveau-né pour la première fois – « petite chose rouge, paisiblement endormie, avec des cheveux très, très noirs » – elle s’enfuit de la maison pendant trois jours. Cette expérience, ajoutée à l’angoisse qu’elle dut vivre lorsque ses parents se séparèrent, est probablement à l’origine de sa décision, prise très jeune, de ne jamais se soumettre à ce qu’elle considérait comme « l’esclavage du mariage ».
Adolescente, elle consacrait son temps libre à la lecture de livres sur le Dhamma et à la méditation. Le reste du temps, elle tenait un petit magasin pour aider son père âgé. Sa pratique spirituelle dut bien progresser car, au cours de la dernière année de vie de son père, elle put lui enseigner la méditation avec d’assez bons résultats. Après la mort de son père, elle continua à tenir la boutique, escomptant mettre de l’argent de côté pour passer le reste de sa vie dans un endroit reculé où elle s’adonnerait pleinement à la pratique du Dhamma. Son oncle et sa tante, également intéressés par la méditation, possédaient une petite maison près d’une colline plantée d’arbres, Khao Suan Luang (littéralement « la
montagne du parc royal ») à l’extérieur de la ville, où elle se rendait souvent pour pratiquer avec eux. En 1945, alors que la vie, perturbée par la Seconde Guerre mondiale, commençait à revenir à la normale, elle confia la boutique à sa jeune sœur pour rejoindre définitivement son oncle et sa tante sur la colline. Tous trois entamèrent alors une vie entièrement consacrée à la méditation en adoptant les noms d’upasaka et upasika – titres désignant les hommes et les femmes qui consacrent leur vie à suivre la Voie du Bouddha. Ils créèrent un petit centre de retraite dans un refuge monastique abandonné qui grandit peu à peu pour devenir ce qu’il est aujourd’hui : le florissant noyau de la pratique spirituelle des femmes en Thaïlande.
Dans cette retraite, la vie des trois méditants était frugale, au début, puisque très peu de gens leur apportaient leur soutien. Aujourd’hui, même si le centre est connu de tous et bien établi, la même frugalité prévaut, tant pour les bienfaits qu’elle apporte en diminuant l’avidité, l’orgueil et autres obstacles mentaux, que pour le plaisir qu’elle offre en libérant le cœur. Les femmes qui pratiquent au Centre sont toutes végétariennes et s’abstiennent de stimulants comme le tabac, le café, le thé et les noix de bétel. Elles se rassemblent chaque jour pour les récitations du matin et du soir, pour méditer et pour parler de la pratique. À l’époque où la santé d’Upasika Kee était encore bonne, elle organisait des réunions spéciales au cours desquelles les résidents étaient invités à évoquer leur pratique, après quoi elle donnait un enseignement sur les points importants qui avaient été soulevés. Les enseignements recueillis dans ce livre sont presque tous issus de ces réunions.
Au cours des premières années du Centre, de petits groupes d’amis et de parents venaient parfois rendre visite aux trois retraitants pour leur apporter un soutien matériel et pour écouter les enseignements sur le Dhamma dispensés par Upasika Kee. Puis le bruit courut que ses enseignements et sa pratique étaient d’un très haut niveau, ce qui attira la visite de groupes de plus en plus importants puis l’arrivée de femmes qui se joignirent à la communauté. Bien que plusieurs de ses étudiantes aient été des nonnes ordonnées, vêtues de blanc, qui observaient les Huit Préceptes, Kee garda toute sa vie son statut d’Upasika – laïque qui observe les Huit Préceptes.
Quand les magnétophones firent leur entrée en Thaïlande au milieu des années 1950, des amis commencèrent à enregistrer ses enseignements et, en 1956, un groupe fit imprimer un recueil de transcriptions pour en faire une distribution gratuite. Dix ans plus tard, le flot d’écrits provenant de Khao Suan Luang s’était grandement multiplié, d’autant qu’Upasika Kee écrivait elle-même des poèmes. Ces livres, toujours distribués gratuitement, attirèrent de plus en plus de monde vers son Centre, et c’est ainsi qu’en Thaïlande, elle fut reconnue comme l’un des plus grands enseignants du Dhamma, hommes et femmes confondus.
Upasika Kee était une autodidacte. Bien qu’elle ait appris les rudiments de la méditation lors de ses fréquentes visites à des monastères dans sa jeunesse, elle pratiqua seule la plupart du temps, sans étudier de manière formelle sous la tutelle d’un maître. Ses connaissances théoriques lui venaient en grande partie de ses lectures – le Canon Pāli ainsi que les enseignements de maîtres contemporains – et elle les testait dans le creuset de son implacable honnêteté.
Au cours des dernières années de sa vie, elle développa des cataractes qui finirent par la rendre aveugle mais elle poursuivit un rigoureux programme de méditation et continua d’accueillir tout visiteur intéressé par le Dhamma. Elle quitta ce monde paisiblement en 1978, après avoir confié le Centre à un comité composé de quelques-uns de ses membres. Sa jeune sœur, Upasika Wan, qui avait jusque-là joué un rôle important en apportant un soutien matériel et en maintenant des liens avec l’extérieur, se joignit à la communauté quelques mois plus tard et en prit rapidement la tête jusqu’à sa mort en 1993. Le Centre est aujourd’hui à nouveau régi par un comité et il s’est agrandi jusqu’à pouvoir accueillir soixante résidents.