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Maison d’édition indépendante fondée en 1992


Le bouddhisme japonais

Émile Steinilber-Oberlin

à paraître
Collection : Le Prunier
Nombre de pages : 270
Format : 150 x 225
Date de parution : novembre 2018
ISBN : 978-2-35432-315-8
20,00€



Toute la vie spirituelle du Japon, les lettres, les arts, les mœurs sont imprégnés de philosophie bouddhique et ne peuvent se comprendre sans elle. (H. Ui)

En présentant de façon particulièrement claire les doctrines philosophiques des différentes écoles du bouddhisme japonais, ainsi que leur fondateur et leurs principaux temples, cet ouvrage de référence, sans équivalent, permet à chacun de se familiariser avec l’une des expressions les plus originales de l’enseignement du Bouddha et de pénétrer le cœur spirituel du Japon.
L’auteur expose les principes de chaque école par le biais de conversations avec des moines, ce qui rend la lecture très plaisante, d’autant que ces échanges sont tenus dans le cadre de monastères célèbres et que la beauté de l’environnement participe à la sérénité du récit.
En outre, la sympathie dont fait preuve l’auteur envers le bouddhisme et le peuple japonais, conjuguée à une intelligence intuitive de la doctrine, lui permettent de nous transmettre le meilleur du bouddhisme japonais dans ses différentes expressions.

Toute la philosophie bouddhique est faite pour l’homme, est basée sur l’homme, s’est constituée pour l’homme et par l’homme. Le bouddhisme est une cristallisation de l’effort spirituel humain. (H. Ono)
Avant-propos de l’éditeur
Lettres adressée aux auteurs
Introduction

Chapitre 1 – École kusha
I. L’école Kusha.
II. Un soir, dans le Parc sacré de Nara, M. Koyama, bonze et érudit bouddhiste, m’explique le principe de la philosophie Kusha : l’inexistence du « moi » et la réalité des éléments dont l’assemblage fait le monde.
III. Du reflet des érables rouges sur la rivière Tatsuta. Comment on devient Bouddha.

Chapitre 2 – École Jôjitsu
I. L’école Jôjitsu.
II. Le prêtre bouddhiste m’explique le principe de la doctrine Jôjitsu : le « moi » n’existe pas, et les éléments qui composent les êtres et le monde n’existent pas davantage.

Chapitre 3 – École Sanron
I. L’école Sanron.
II. Le prêtre bouddhiste m’explique le principe nihiliste de la philosophie Sanron : Rien n’existe, tout est vide.
III. Au sanctuaire du Hôryû-ji.
IV. M. le bonze Yamaguchi, professeur à la Faculté bouddhique d’Ôtani Daigaku, chargé du cours sur le livre canonique de l’école Sanron, m’expose son avis personnel.
V. Résumé de la philosophie des écoles mortes, au clair de lune, devant l’étang de Sarusawa (Nara).

Chapitre 4 – École Hossô
I. L’école Hossô.
II. M. T. Nagano, bonze de l’école, m’expose les principes fondamentaux de la philosophie Hossô : La Pensée seule est réelle. Le reste n’est que rêve…
III. Visite des sanctuaires
      Au Yakushi-ji et au Kôfuku-ji
      Au Kiyomizu-dera (Kyôto)

Chapitre 5 – École Kegon
I. L’école Kegon.
II. M. Ryôben Murata, bonze de l’école, m’explique la philosophie Kegon : un panthéisme d’essence bouddhique, doublé d’une conception étrange et
grandiose : dans l’univers entier, et jusque dans la moindre poussière, des millions de Bouddhas prêchent éternellement la doctrine que chaque atome répète.
III. Au Tôdai-ji, sanctuaire de l’école.
     La Cloche d’or et le Daibutsu monumentaux.
     Les Cinq Doctrines.
IV. Aux pavillons de la Troisième Lune et de la Seconde Lune.

Chapitre 6 – École Tendai
I. L’école Tendai.
II. Pèlerinage au mont Hiei. Histoire de Dengyô Daishi.
M. Jikaku, bonze de l’école, m’explique la philosophie Tendai : Le salut bouddhique universel : les hommes, les bêtes, les plantes et les choses, tous et tout, étant de commune essence bouddhique, peuvent devenir Bouddha ! – Théorie des « dharmas » et des « tels ».
III. La bonté bouddhique.
IV. Explications données par M. le bonze R. Fujishima, critique autorisé de l’école philosophique Tendai, sur l’essence universelle ou bhûtatathatâ.
V. Au temple populaire d’Asakusa (Tôkyô).
VI. Au temple de Miidera (à Ôtsu).
VII. Méditations sur les textes du Lotus de la bonne Loi, livre sacré de l’école.

Chapitre 7 – École Shingon
I. L’école Shingon.
II. Avec les pèlerins, au monastère du Kôyasan. La vie merveilleuse et légendaire de Kôbô Daishi.
III. Devant l’étang des lotus blancs : une leçon préalable sur les Dix Degrés spirituels.
IV. M. Shinzai Hayashi, bonze de l’école, m’expose les principes mystiques du Shingon : le monde, dont l’essence est le Bouddha Mahâvairocana ou le Grand Illuminateur, présente deux aspects : l’«exotérique » et l’« ésotérique ». Le Shingon communie avec la vérité secrète. Dans l’ombre mystérieuse des grands cryptomérias : Révélation des Trois Mystères.
V. M. Takaoka, bonze de l’école Shingon et professeur à l’université du Kôyasan, nous donne une formule concentrée de la philosophie Shingon.
VI. Comment lire et pratiquer les « mandalas », images mystiques ?
VII. Le mandala possède-t-il une vertu magique ?
M. Masaharu Anesaki, professeur à l’Université impériale de Tôkyô, s’exprime ainsi.
VIII. Aux temples Shingon : le Tô-ji et le Daigo-ji.
IX. Extrait du Shi-do-in-zu ou « Sceaux des quatre rites », d’après les commentaires de Hôryû Toki, supérieur du temple de Mitani-ji.

Chapitre 8 – École Zen
I. L’école Zen.
II. Au Kinkaku-ji ou Temple du pavillon d’or. M. Gessan Kanai, bonze de l’école, me dit que la philosophie Zen, personnelle et originale, est inexprimable : elle est née d’un sourire de Bouddha devant un lotus, qu’il nous faut comprendre intuitivement. Que chacun de nous découvre en soi-même le Bouddha qui s’y trouve.
III. Au monastère d’Ôbaku-san. M. K. Noyori, ancien moine de ce monastère, m’expose les principaux aspects de l’âme zéniste. Vie et discipline des moines. La salle des méditations.
IV. Le Zen méthode intuitive de vie pure et libérée.
V. La théorie du « satori » ou déclic mental qui provoque, dans l’âme du zéniste, la révélation d’une vision nouvelle de la vie et du monde, expliquée par M. D. T. Suzuki.
VI. Extraits caractéristiques de Zensô-mondô (dialogues de bonzes zénistes).
VII. Aux temples Zen.

Chapitre 9 – École Jôdo
I. L’école Jôdo.
II. M. Kanei Okamoto, bonze de l’école, me conte la vie souriante de Hônen, saint bouddhiste, et m’expose la doctrine Jôdo : « Quiconque invoquera le nom du Bouddha Amida ira dans la Terre pure à la fin
de sa vie ». Tel est le vœu du Bouddha.
III. M. Mochizuki, bonze et professeur à la faculté des lettres Taishô, chargé du cours sur la doctrine Jôdo, m’expose ainsi qu’il suit l’idéal Jôdo.
IV. Le monastère de Chion-in ou la cloche d’Amida.
V. Le temple de Kurodani ou l’ermitage de Hônen.

Chapitre 10 – École Shinshû
I. L’école Shinshû.
II. Entretien avec MM. les bonzes Kenryô Kawasaki et Fujioka, de l’école Shinshû.
III. La doctrine de l’école Shinshû d’après son manuel populaire.
IV. Visite aux sanctuaires Shinshû de Kyôto : le Nishi-Hongan-ji et le Higashi-Hongan-ji.
V. M. le bonze Kenryô Kawasaki, du Hongan-ji, me démontre que, si tous les hommes croyaient au karma, la paix universelle serait fondée.
VII. M. le bonze Yamabe, professeur à la faculté du Higashi-Hongan-ji à Kyôto, souligne les analogies du bouddhisme et du christianisme.
VIII. M. le bonze Gessho Sasaki explique la vie religieuse et la conception du « moi » selon la doctrine Shinshû.
IX. M. le bonze Otani, de l’école Shinshû, nous donne son avis sur la valeur morale du Shinshû et le situe par rapport au christianisme.
X. Le psaume sous la rosée.

Chapitre 11 – École Nichiren
I. L’école Nichiren.
II. Une nuit mystique au temple d’Ikegami. M. Nichisho, bonze de l’école, me dit la vie ardente de Nichiren, prophète et patriote japonais, et m’expose la doctrine de l’école : le Lotus de la bonne Loi, vérité unique,
et les Trois Principes ésotériques.

Chapitre 12 – En marge des livres canoniques

Conclusion – Le bouddhisme qui vient

Le bouddhisme japonais s’inspire des besoins spirituels du Japon et constitue, pour tout dire, une création japonaise, mais garde une haute valeur universelle. Les écoles présentent chacune leur physionomie propre et diffèrent beaucoup entre elles, mais elles accusent, pourtant, une tendance commune : la préoccupation d’éviter les complications philosophiques inutiles, d’aller directement aux conceptions et aux pratiques les plus simples et d’affirmer, avant tout, une philosophie humaine. Toute la philosophie bouddhique est faite pour l’homme, est basée sur l’homme, s’est constituée pour l’homme et par l’homme. Elle constitue une religion naturelle. Bouddha n’existe pas d’une manière transcendante, en dehors de notre pensée, et c’est ce qui distingue le bouddhisme des autres religions. Le bouddhisme est une cristallisation de l’effort spirituel humain.

H. ONO
Professeur à la Faculté des lettres Taishô